En bref. Le dernier indice de référence des loyers publié par l’Insee est celui du 3e trimestre 2026 : 148,06, soit +1,57 % sur un an. Il a paru au Journal officiel le 16 octobre 2026. L’IRL sert à réviser une fois par an le loyer d’un logement loué vide ou meublé, si le bail le prévoit : le loyer révisé est au plus égal au loyer actuel multiplié par le nouvel indice, puis divisé par celui du même trimestre un an plus tôt. Le bailleur a un an pour demander la révision, qui ne rattrape jamais les mois passés, et le loyer d’un logement classé F ou G au DPE ne peut pas être révisé.
Le dernier IRL publié
L’indice du 3e trimestre 2026 vaut 148,06. Au 3e trimestre 2025, il valait 145,77 : la variation sur un an est donc de +1,57 %. C’est la hausse maximale que peuvent appliquer cette année les bailleurs dont le bail retient ce trimestre comme référence.
L’Insee publie un nouvel indice chaque trimestre, à la mi-janvier, à la mi-avril, à la mi-juillet et à la mi-octobre. Ce guide est mis à jour à chaque publication.
Les valeurs de l’IRL, trimestre par trimestre
| Trimestre | Valeur de l’IRL | Variation sur un an | Publication au Journal officiel |
|---|---|---|---|
| 3e trimestre 2026 | 148,06 | +1,57 % | 16 octobre 2026 |
| 2e trimestre 2026 | 148,37 | +1,15 % | 12 juillet 2026 |
| 1er trimestre 2026 | 146,60 | +0,78 % | 16 avril 2026 |
| 4e trimestre 2025 | 145,78 | +0,79 % | 16 janvier 2026 |
| 3e trimestre 2025 | 145,77 | +0,87 % | 17 octobre 2025 |
| 2e trimestre 2025 | 146,68 | +1,04 % | 13 juillet 2025 |
| 1er trimestre 2025 | 145,47 | +1,40 % | 16 avril 2025 |
| 4e trimestre 2024 | 144,64 | +1,82 % | 16 janvier 2025 |
| 3e trimestre 2024 | 144,51 | +2,47 % | 16 octobre 2024 |
| 2e trimestre 2024 | 145,17 | +3,26 % | 18 juillet 2024 |
| 1er trimestre 2024 | 143,46 | +3,50 % | 1er juin 2024 |
| 4e trimestre 2023 | 142,06 | +3,50 % | 18 janvier 2024 |
Pour un trimestre plus ancien, la série complète de l’indice est publiée sur le site de l’Insee.
À quoi sert l’IRL
L’indice de référence des loyers correspond, selon la loi, à la moyenne sur les douze derniers mois de l’évolution des prix à la consommation, hors tabac et hors loyers. Il plafonne la révision annuelle du loyer en cours de bail, pour un logement loué vide comme pour un logement meublé.
Il ne fixe pas le loyer de départ : la fixation du loyer d’un logement mis en location est libre, sous réserve des règles propres aux zones tendues, de l’encadrement des loyers dans les villes qui l’appliquent, et des logements classés F ou G, dont le loyer à la relocation ne peut dépasser celui du précédent locataire.
Quel trimestre de référence retenir
Le trimestre de référence est celui que désigne le bail. À défaut de clause, c’est celui du dernier indice publié à la date de signature du contrat. Il ne change pas d’une année sur l’autre.
Exemple : un bail signé en mars 2025 sans précision sur ce point se réfère au dernier indice alors publié, celui du 4e trimestre 2024. Chaque révision compare ensuite deux quatrièmes trimestres : celui de l’année écoulée et celui de l’année précédente.
Comment calculer la révision du loyer
La formule est la même pour tous les baux :
loyer révisé = loyer actuel hors charges × IRL du trimestre de référence ÷ IRL du même trimestre un an plus tôt
Prenons un bail dont le trimestre de référence est celui du dernier indice publié, avec un loyer de 800 euros hors charges : 800 × 148,06 ÷ 145,77 = 812,57 euros. Le résultat est un plafond : le bailleur peut appliquer moins, jamais plus.
Le calculateur de révision du loyer fait ce calcul avec les valeurs officielles déjà remplies, et vérifie les conditions de la révision.
Les règles à respecter
- Une clause de révision. Le loyer ne se révise que si le bail le prévoit.
- Une fois par an. La révision intervient à la date convenue au bail ou, à défaut, à chaque date anniversaire du contrat.
- Un an pour la demander. Le bailleur qui ne manifeste pas sa volonté de réviser dans l’année qui suit la date prévue est réputé y avoir renoncé pour l’année écoulée. S’il la demande dans ce délai mais en retard, la révision prend effet à la date de sa demande, sans rattrapage des mois passés.
- Aucune révision pour un logement F ou G. La loi interdit la révision du loyerRévision du loyer : définition, effets pratiques et points à vérifier pour le propriétaire bailleur confronté au bail d’habitation. d’un logement de classe F ou G au diagnostic de performance énergétique. Un bail ancien, ni renouvelé ni reconduit depuis l’entrée en vigueur de cette règle, appelle une vérification.
- Les mêmes règles en meublé. La loi les étend expressément aux logements meublés.
Le délai d’un an et l’absence de rattrapage expliquent l’intérêt de réviser à date fixe. Une demande écrite et datée, de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception, indique le nouveau loyer, les deux indices utilisés et la date d’effet. Elle prouve la date de la demande si le locataire la conteste.
Révision, réévaluation, augmentation : ne pas confondre
La révision par l’IRL est la seule hausse possible chaque année en cours de bail. Les autres hausses obéissent à des règles distinctes :
- la réévaluation au renouvellement n’est possible que si le loyer est manifestement sous-évalué : le bailleur doit la proposer au moins six mois avant le terme du bail, avec des loyers de référence constatés dans le voisinage ;
- les travaux d’amélioration peuvent justifier une majoration du loyer, à condition qu’une clause du bail ou un avenant l’ait prévue.
Le détail de ces cas figure dans la question peut-on augmenter le loyer d’un locataire en place.