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Congés · Guide pratique

Bail commercial : la protection du locataire, côté bailleur

Bail commercial : durée de neuf ans, droit au renouvellement, indemnité d'éviction, loyer plafonné, clause résolutoire et droit de préemption, vus du bailleur.

Maître Clara Anidjar

Questions fréquentes

Le bailleur peut-il mettre fin à un bail commercial avant son terme ?

Seulement dans deux cas. Par le jeu d'une clause résolutoire, qui ne produit effet qu'un mois après un commandement resté infructueux. Ou, à l'expiration d'une période triennale, pour construire, reconstruire ou surélever l'immeuble et dans les autres cas prévus par l'article L. 145-4 du Code de commerce.

De combien le loyer d'un bail commercial peut-il augmenter ?

Lors d'une révision triennale, la hausse ne peut pas dépasser la variation de l'indice des loyers commerciaux ou de l'indice des loyers des activités tertiaires. Si les facteurs locaux de commercialité ont fait varier la valeur locative de plus de 10 %, ce plafond saute, mais la hausse reste limitée à 10 % par an.

Comment fonctionne le droit de préemption du locataire ?

Le bailleur qui veut vendre le local notifie au locataire le prix et les conditions de la vente. Le locataire a un mois pour se prononcer. S'il accepte, il dispose de deux mois pour réaliser la vente, quatre s'il recourt à un prêt.

Dans quels cas l'indemnité d'éviction n'est-elle pas due ?

Lorsque le bailleur justifie d'un motif grave et légitime contre le locataire, ou lorsque l'immeuble doit être démoli pour insalubrité ou ne peut plus être occupé sans danger. Un manquement du locataire ne compte que s'il a persisté plus d'un mois après une mise en demeure par acte de commissaire de justice.

Sources officielles